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Le dialogue œcuménique

 

Le Christ a prié son Père pour l’unité de ses disciples :

« Je ne prie pas seulement pour eux, mais aussi pour ceux qui croiront en moi à cause de leur prédication. Je prie pour que tous soient un. Père, qu’ils soient unis à nous, comme toi tu es en moi et moi en toi. Qu’ils soient un pour que tout le monde croie que tu m’as envoyé. » (Jn 17,20)

 

C’est pourquoi les divisions entre les chrétiens survenues au long de l’histoire sont un scandale.

 

Le dialogue œcuménique  est cette recherche de l’entente entre les différentes églises chrétiennes pour que le témoignage de l’Evangile retrouve toute sa force et toute sa vérité.

 

Les grandes divisions :

 

Elles portent essentiellement sur la foi au Christ et sur ce que doit être l’église.

 

Les églises pré-chalcédoniennes : après le concile de Chalcédoine (451) quelques églises ne reconnaissent pas que le Christ est à la foi vrai Dieu et vrai homme et se séparent du reste des chrétiens.

 

Les églises orthodoxes : Elles sont issues de la séparation de l’église de Rome en 1054. En grec, « orthodoxe » veut dire « conforme à la juste doctrine ». La cause de ce schisme est une incompréhension croissante entre les parties occidentales et les parties orientales de l’Eglise. Les points de divergence sont le Credo, la liturgie, la discipline, l’organisation de l’Eglise, le pape.

 

Les églises issues de la réforme : Luther, Zwingli et Calvin en sont les chefs de file. C’est l’affichage de ses thèses à Wittenberg en 1517 et l’excommunication de Luther en 1520 qui sont le point de départ historique de la réforme.

 

L’église anglicane : Elle se sépare de Rome lorsque le pape Clément VII refuse de prononcer la nullité du mariage du roi Henri VIII en 1531.

 

 

C’est dès le début du XXème siècle que le mouvement oecuménique prendra de l’ampleur mais le chemin est encore long vers l’unité parfaite.

Le pape Jean-Paul II avec l’encyclique « Ut Unum Sint » (que tous soient un) exprimera la perception catholique issue du concile de Vatican II :

 

« (102) La puissance de l’Esprit de Dieu fait croître et édifie l’Eglise au long des siècles. Tournant son regard vers le nouveau millénaire, l’Eglise demande à l’Esprit la grâce d’affermir son unité et de la faire progresser vers la pleine communion avec les autres chrétiens.

Comment y parvenir ? En premier lieu par la prière. La prière devrait toujours reprendre en elle l’inquiétude qui traduit une aspiration vers l’unité et qui est donc une des formes nécessaires de l’amour que nous portons au Christ et au Père riche en miséricorde. La prière doit avoir la première place dans le cheminement que nous entreprenons avec les autres chrétiens vers le nouveau millénaire.

Comment y parvenir ? Par l’action de grâce, parce que nous ne nous présentons pas les mains vides à ce rendez-vous : « L’Esprit vient au secours de notre faiblesse ; ..... lui-même intervient pour nous par des cris inexprimables » (Rm 8, 26) pour nous disposer à demander à Dieu ce dont nous avons besoin.

Comment y parvenir ? par l’espérance en l’Esprit qui sait éloigner de nous les spectres du passé et les souvenirs douloureux de la séparation ; il sait nous accorder lucidité, force et courage pour entreprendre les démarches nécessaires, en sorte que notre engagement soit toujours plus authentique.

Et si nous devions nous demander si tout cela est possible, la réponse serait toujours : oui. La réponse même qu’entendit Marie de Nazareth : parce que rien n’est impossible à Dieu. »


Jean-Paul II. Encyclique « Que tous soient un »