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Même déconfinés, continuons à prier et méditer ! n°56

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (17, 11b-19)

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, garde mes disciples unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde. Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »

 

Méditation

Père Martin Coly, vicaire de Vitrolles

Voici encore aujourd'hui un de ces textes de l’Évangile de Jean, texte tellement dense qu’il faudrait du temps assez long pour en retirer toute la saveur et pour en faire notre nourriture spirituelle. Un passage que les spécialistes appellent la « prière sacerdotale » de Jésus. À quelques heures de son arrestation, à la fin du dernier repas qu’Il prend avec ses amis, Jésus leur livre son « testament » ce qu’Il a d’essentiel. Et comme les paroles, les consignes, les recommandations ne suffisent pas, voilà qu’à la fin, le discours devient prière. Ce n’est plus à ceux qui sont avec lui autour de la table, mais directement à Dieu son Père. Cette prière est très dense, Il l’adresse à son Père pour lui confier ce qu’Il a de plus chers : ses disciples.

Par deux fois, Jésus demande à son Père de garder ses disciples dans la « fidélité à son nom ». Qu’est-ce que cela signifie ? Pour bien comprendre, il faut savoir que le nom d’une personne rappelle son identité propre, sa particularité, ce qu’il y a d’unique dans sa personnalité. Le mot « Dieu » est un nom commun, applicable à toute divinité. Mais notre Dieu a un nom, le nom qu’Il a révélé à Moïse, et ce nom lui est propre. C’est Yahvé, mot qui signifie « Je Suis », un mot qui provient d’une histoire, l’histoire des relations de Dieu avec les hommes. Il est, non pas « Dieu » tout court, mais le « Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ». Il est le Dieu de Jésus-Christ. Un nom qui fut longtemps considéré comme le nom d’un Dieu particulier ou racial, le Dieu d’Israël, le Dieu d’un peuple pas comme les autres, Jésus nous le révèle comme le nom du Père de toute l’humanité. Il est en dehors et dessus de tout. Aussi, tout être, « aux cieux, sur terre et aux enfers », doit s’incliner devant lui.

Sans doute nous le savons, ce nom divin, nul n’avait le droit de le prononcer. Si bien que, pour parler de leur Dieu, les Israélites employaient des adjectifs qualificatifs : l’Éternel, le Tout-Puissant, le Très Haut, etc. Or, l’apôtre Paul, parlant de Jésus et décrivant toute sa destinée de Fils de Dieu – l’hymne aux Philippiens – qui s’est abaissé, prenant la condition d’esclave, mort de la mort des esclaves, poursuit : « C’est pourquoi Dieu la exalté et lui a donné le Nom au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse… » Ce qui veut dire aujourd'hui, Dieu se dit « Jésus ». Un nom humain prononçable. Ce nom, pour les croyants, ratifie et porte à son apogée tout ce qui a été dit à propos de Yahvé. Et la fidélité au nom de Dieu, c’est d’une part croire en ce Dieu qui nous sauve (le nom de Jésus signifie « Dieu sauve ») ; d’autre part vouloir entrer dans cette longue marche décrite dans la Bible : une histoire qui désormais se fait par nous. Nous à qui Jésus a confié son Nom et ses Paroles, qu’Il tient du Père. Cette longue marche a chargé le Nom de Jésus d’un contenu que la fin de l’Évangile de Jean met en relief : nous avons appris que Dieu est Amour, car le Christ n’est qu’amour. Les paroles et les actes du Christ décrits dans les évangiles sont la preuve de cet amour unique du Père et du Fils.

« Sanctifie-les par la vérité : ta parole est vérité » : voilà ce que Jésus demande pour nous à son Père. Pour toute la Bible, Dieu seul est saint. La sainteté est la prérogative de Dieu. Dire qu’il est saint signifie qu’il n’est comparable à rien, qu’il est tout à fait en dehors de l’univers de notre expérience. Jésus, qui s’est « sanctifié lui-même », a acquis toutes les caractéristiques de la divinité : Il est devenu « tout autre ». Il peut dire qu’il n’est pas « du monde ». Il est « passé de ce monde à son Père ». Et il demande à son Père de nous sanctifier, c’est-à-dire de devenir comme Dieu dans le Christ et donc, de « passer » nous aussi de ce monde à son Père. Par cette sanctification nous serons « saints » c’est-à-dire ceux qui manifestent leur différence dans leurs comportements.

Prions : Avec Marie et toute l’Église, nous nous tournons vers toi Seigneur ; nous nous préparons à accueillir le don de ton Esprit qui sanctifie. Fais que notre cœur soit disponible et accueillant pour notre vie dise quelque chose de ton amour. Amen.

 

Prière

Nous pouvons réciter ensemble à midi, un « Je vous salue Marie », un « Notre Père », et la « Prière en temps d’épidémie » écrite par un prêtre du diocèse :

 

Prière en temps d’épidémie

Saint Roch et saint Sébastien, amis du Seigneur Jésus, vous qui avez connu l’épreuve de la souffrance et de la maladie, soyez aujourd’hui les ambassadeurs de notre prière auprès de Dieu notre Père. En ce temps d’inquiétude et d’incertitude, nous recourons à vous avec confiance pour demander votre intercession.

Comme nos aïeux en Provence qui n’ont jamais désespéré de Dieu dans les pires moments des épidémies de peste et se sont toujours confiés à vous, nous renouvelons cette fidélité à l’heure du coronavirus qui nous frappe aujourd’hui.

Grand saint Roch, grand saint Sébastien, vous qui contemplez le visage de Dieu dans la gloire du ciel, voyez vos frères et sœurs d’ici-bas qui sont aux prises avec les flèches de la maladie aux quatre coins du monde.

Vous qui goûtez la plénitude de l’amour du Saint-Esprit, demandez-lui pour nous la fraîcheur dans la fièvre, la guérison pour ce qui est blessé.

Vous que la sainte Vierge Marie a présenté à Dieu après l’épreuve, demandez-lui de nous prendre dans son manteau de miséricorde et de dire à son Fils que nous manquons du vin de la joie.

Vous qui avez risqué votre vie pour annoncer à tous la Vie qui est en Jésus, confiez au divin médecin toutes les personnes qui luttent au chevet des malades, qui se dépensent pour leurs frères et cherchent pour développer des traitements.

Vous qui avez vécu en fils de l’Église en toutes circonstances, priez pour que les chrétiens donnent à tous le témoignage humble de leur confiance paisible, de leur charité active, et de leur espérance invincible qui viennent du cœur du Christ.

Vous qui ne vous êtes jamais résignés au mal, obtenez-nous de ne céder ni au fatalisme ni à la panique, mais d’avancer les yeux fixés sur la croix de Jésus, mort et ressuscité, en qui est la victoire totale et définitive sur le mal.

Glorieux saint Sébastien et saint Roch, nos amis dans la difficulté, demandez-le à Dieu notre Père, par Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec lui dans l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.

Amen.

Saint Roch, priez pour nous.

Saint Sébastien, priez pour nous.

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