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Même confiné, on peut prier et méditer ! n°9

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (8, 31-42)

En ce temps-là, Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? » Jésus leur répondit: « Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché. L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres. Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me tuer, parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous. Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu chez votre père. » Ils lui répliquèrent : « Notre père, c’est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham. Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait. Vous, vous faites les œuvres de votre père. » Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. » Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé. »

 

Méditation : "Béni sois-tu Seigneur, Dieu de nos pères. À toi, louange et gloire éternellement"

Père Michel Thiaw, curé de l'Unité pastorale ELSA (Eyguières, Lamanon, Sénas, Aureille)

Au moment d’entrer dans la semaine de la Passion, la Parole de Dieu, aujourd'hui, nous met en garde contre l’orgueil spirituel ; c’est la condition pour croire vraiment ; et pour que nous puissions donner toute notre confiance à Dieu, en nous en remettant totalement à lui, et en toutes circonstances.

Après l’épisode de la femme adultère (ils s’en allèrent un à un, en commençant par les plus vieux), le Christ continue de prêcher, et, « alors qu’il parlait, dit St Jean, beaucoup crurent en lui ». On pourrait penser que le Christ est désormais « en terrain conquis » : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres ». Ces mots et ceux qui suivent vont pourtant provoquer une violence telle, de la part des auditeurs, qu’ils vont tout simplement réclamer sa mort. Mais comment peut-on se réclamer du Christ tout en soutenant, comme ils le font, qu’en matière de foi et de vie spirituelle surtout, on a atteint la perfection, qu’on a besoin de personne, même pas du Christ lui-même ? Ces gens croient avoir la vraie foi, mais en réalité, ils en sont bien loin ; une autre preuve c’est qu’au nom d’une fausse idée de Dieu, ils se croient permis de juger et de tuer des innocents. Ils sont bien les enfants du diable puisqu'ils accomplissent les œuvres du diable. L’intégrisme sans la foi ! C’est encore une réalité aujourd'hui, partout et à tous les niveaux.

La première lecture raconte le martyre de trois jeunes juifs ; de beaux garçons, nous dit le Livre de Daniel, sans défaut corporel, doués de sagesse, d’intelligence, d’instruction et surtout d’une grande confiance en Dieu, le Dieu de leurs pères. Ils n’ont fait de mal à personne ; ils vont pourtant se retrouver au milieu d’une ardente fournaise, parce qu’ils ont osé dire à Nabuchodonosor : « Nous ne servirons pas tes dieux« .

Dans ces moments de crise sanitaire (peut-être même sociale aussi) et de turbulences dans nos vies personnelles, familiales et communautaires, la foi de ces jeunes nous interpelle forcément : nous comportons-nous encore dans ce monde qui passe, en disciples d’un Christ crucifié, lui qui, jusqu'au sommet de la croix, a cherché à faire, non pas sa volonté, mais celle du Père, et dans l’action de grâce ?

Que l’intercession de la Vierge Marie nous obtienne à tous de parcourir saintement le chemin de la Passion, pour la gloire de Dieu et le salut du monde entier.

Amen.

 

Prière

Nous pouvons réciter ensemble à midi, un « Je vous salue Marie », un « Notre Père », et la « Prière en temps d’épidémie » écrite par un prêtre du diocèse :

 

Prière en temps d’épidémie

Saint Roch et saint Sébastien, amis du Seigneur Jésus, vous qui avez connu l’épreuve de la souffrance et de la maladie, soyez aujourd’hui les ambassadeurs de notre prière auprès de Dieu notre Père. En ce temps d’inquiétude et d’incertitude, nous recourons à vous avec confiance pour demander votre intercession.

Comme nos aïeux en Provence qui n’ont jamais désespéré de Dieu dans les pires moments des épidémies de peste et se sont toujours confiés à vous, nous renouvelons cette fidélité à l’heure du coronavirus qui nous frappe aujourd’hui.

Grand saint Roch, grand saint Sébastien, vous qui contemplez le visage de Dieu dans la gloire du ciel, voyez vos frères et sœurs d’ici-bas qui sont aux prises avec les flèches de la maladie aux quatre coins du monde.

Vous qui goûtez la plénitude de l’amour du Saint-Esprit, demandez-lui pour nous la fraîcheur dans la fièvre, la guérison pour ce qui est blessé.

Vous que la sainte Vierge Marie a présenté à Dieu après l’épreuve, demandez-lui de nous prendre dans son manteau de miséricorde et de dire à son Fils que nous manquons du vin de la joie.

Vous qui avez risqué votre vie pour annoncer à tous la Vie qui est en Jésus, confiez au divin médecin toutes les personnes qui luttent au chevet des malades, qui se dépensent pour leurs frères et cherchent pour développer des traitements.

Vous qui avez vécu en fils de l’Église en toutes circonstances, priez pour que les chrétiens donnent à tous le témoignage humble de leur confiance paisible, de leur charité active, et de leur espérance invincible qui viennent du cœur du Christ.

Vous qui ne vous êtes jamais résignés au mal, obtenez-nous de ne céder ni au fatalisme ni à la panique, mais d’avancer dans ces quarante jours de Carême les yeux fixés sur la croix de Jésus, mort et ressuscité, en qui est la victoire totale et définitive sur le mal.

Glorieux saint Sébastien et saint Roch, nos amis dans la difficulté, demandez-le à Dieu notre Père, par Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec lui dans l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.

Amen.

Saint Roch, priez pour nous

Saint Sébastien, priez pour nous

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