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Même confiné, on peut prier et méditer ! n°28

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (6, 1-15)

« En ce temps-là, Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée, le lac de Tibériade. Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche. Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui. Il dit à Philippe : « Où pourrions- nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire. Philippe lui répondit : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun reçoive un peu de pain. » Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! » Jésus dit : « Faites asseoir les gens. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. Quand ils eurent mangé à leur faim, il dit à ses disciples : « Rassemblez les morceaux en surplus, pour que rien ne se perde. » Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux des cinq pains d’orge, restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture. À la vue du signe que Jésus avait accompli, les gens disaient : « C’est vraiment lui le Prophète annoncé, celui qui vient dans le monde. » Mais Jésus savait qu’ils allaient venir l’enlever pour faire de lui leur roi ; alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

 

Méditation

Père Hervé Rossignol, curé de l'Unité pastorale de la Crau

Aujourd'hui, 11e jour du temps de Pâques, notre évêque nous invite à prier pour la visioconférence de la Conférence des Évêques de France, cet après-midi. Pensons-y.

Les textes de ce jour, tout spécialement la 1ère lecture, ne doivent pas nous porter à une victimisation : c’est pour le nom de Jésus que les apôtres subirent des humiliations.

Mais ces textes peuvent souligner plusieurs aspects, nous parlant aujourd'hui.

L’audace dans l’annonce de la Bonne Nouvelle ; les apôtres bravent la peur, les autorités, leurs limites ; le missionnaire est un homme (une femme) rempli(e) de l’Esprit Saint, « pour Dieu rien d’impossible » ! Il ose une Parole de VIE.

La Parole/l’Action qui vient de Dieu, est opérante par elle-même ; la raison humaine peut la comprendre (cf. les multiples contributions de Benoît XVI, être en dialogue avec le monde par ce qui nous est commun à tous, la raison) ; la foi, des apôtres Pierre et Jean, a guéri l’aveugle de la Belle Porte et le Grand Conseil dut reconnaître la « vraie » réalité ; le missionnaire est un homme (une femme) rendant compte de sa foi par son intelligence et par ses actions charitables (durant le confinement, quelle(s) œuvre(s) ai-je accomplie(s), cf. propositions Secours Catholique / Communion Bethléem…) ! Il ose un Geste d’AMOUR.

Être dans la joie ; les apôtres repartirent tout joyeux ; le pape François ne cesse de nous appeler à la joie (de l’Évangile, de l’amour, de la sainteté…), en effet ce qui est enthousiasmant, ce qui peut toucher les cœurs, ce n’est pas un militantisme forcené, conflictuel, souffrant d’hostilités, triste, austère, sinistre, mais c’est le sacrifice déjà réalisé du Christ qui se communique par la joie de celui qui vit de la Bonne Nouvelle, « je suis l’enfant bien-aimé(e) de Dieu et appelé(e) à aimer » ; le missionnaire est un être heureux ! Il ose vivre une joyeuse ESPÉRANCE.

Celui qui est refusé, c’est le Christ ; c’est pour le nom de Jésus que les apôtres subirent l’oppression ; celui sur qui on se méprend dans l’Évangile de ce jour, c’est le Christ Jésus, le vrai Roi ; celui qui est annoncé, c’est le Christ Jésus, mort et ressuscité ; c’est le Christ Jésus qui envoie ses apôtres au jour de l’Ascension ; le missionnaire est ce serviteur qui ne s’approprie pas la Bonne Nouvelle, mais en est le gérant avisé, il est l’envoyé du Christ ! Il ose s’abandonner à la divine Providence (qui le nourrit, même dans le désert du confinement) et accepte humblement d’être dépossédé de lui-même et de son zèle apostolique par la liberté du frère en humanité qui refuserait de reconnaître en Jésus Christ, le véritable roi Sauveur, Dieu fait homme ! Parce qu’il veut aimer et servir en tout comme le Christ l’aime.

Bon chemin de Pâques.

 

Prière

Nous pouvons réciter ensemble à midi, un « Je vous salue Marie », un « Notre Père », et la « Prière en temps d’épidémie » écrite par un prêtre du diocèse :

 

Prière en temps d’épidémie

Saint Roch et saint Sébastien, amis du Seigneur Jésus, vous qui avez connu l’épreuve de la souffrance et de la maladie, soyez aujourd’hui les ambassadeurs de notre prière auprès de Dieu notre Père. En ce temps d’inquiétude et d’incertitude, nous recourons à vous avec confiance pour demander votre intercession.

Comme nos aïeux en Provence qui n’ont jamais désespéré de Dieu dans les pires moments des épidémies de peste et se sont toujours confiés à vous, nous renouvelons cette fidélité à l’heure du coronavirus qui nous frappe aujourd’hui.

Grand saint Roch, grand saint Sébastien, vous qui contemplez le visage de Dieu dans la gloire du ciel, voyez vos frères et sœurs d’ici-bas qui sont aux prises avec les flèches de la maladie aux quatre coins du monde.

Vous qui goûtez la plénitude de l’amour du Saint-Esprit, demandez-lui pour nous la fraîcheur dans la fièvre, la guérison pour ce qui est blessé.

Vous que la sainte Vierge Marie a présenté à Dieu après l’épreuve, demandez-lui de nous prendre dans son manteau de miséricorde et de dire à son Fils que nous manquons du vin de la joie.

Vous qui avez risqué votre vie pour annoncer à tous la Vie qui est en Jésus, confiez au divin médecin toutes les personnes qui luttent au chevet des malades, qui se dépensent pour leurs frères et cherchent pour développer des traitements.

Vous qui avez vécu en fils de l’Église en toutes circonstances, priez pour que les chrétiens donnent à tous le témoignage humble de leur confiance paisible, de leur charité active, et de leur espérance invincible qui viennent du cœur du Christ.

Vous qui ne vous êtes jamais résignés au mal, obtenez-nous de ne céder ni au fatalisme ni à la panique, mais d’avancer les yeux fixés sur la croix de Jésus, mort et ressuscité, en qui est la victoire totale et définitive sur le mal.

Glorieux saint Sébastien et saint Roch, nos amis dans la difficulté, demandez-le à Dieu notre Père, par Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit et règne avec lui dans l’unité du Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.

Amen.

Saint Roch, priez pour nous.

Saint Sébastien, priez pour nous.

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